mercredi 18 mai 2011

Frédéric Lefebvre attaque en justice les sites de réservation d’hôtels pour tromperie


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Le secrétaire d’Etat au Tourisme Frédéric Lefebvre poursuit en justice des sites internet de réservation d’hôtels après avoir constaté de « nombreuses tromperies » sur la disponibilité, les promotions et les caractéristiques des établissements, a-t-il indiqué mardi à l’AFP.

Frédéric Lefebvre

Hôtels affichant complet sur ces sites internet alors qu’en réalité il leur reste des chambres, prix d’une chambre présenté comme promotionnel alors qu’il s’agit du tarif normal, ou surclassement en 4 étoiles d’établissement 3 étoiles, la direction de la répression des fraudes a mis au jour de nombreuses « informations trompeuses » diffusées par ces sites. 

Pour « faire cesser ces pratiques », le secrétaire d’Etat a demandé à la DGCCRF de « saisir le Tribunal de Commerce de Paris », a-t-il précisé, et par souci de « rapidité et d’efficacité » s’est joint à une procédure engagée en avril 2010 contre Expedia, et ses sites Hotels.com et TripAdvisor par le syndicat hôtelier Synhorcat.

L’enquête de la DGCCRF a montré d’une part que les sites laissent croire aux internautes que certains hôtels sont complets, alors que leur planning prouve le contraire. Le site renvoie alors vers un autre hôtel, qui lui est un partenaire payant du site. Cela pourrait constituer un détournement de clientèle, explique-t-on.

D’autre part, certains sites annoncent également de fausses promotions en gonflant artificiellement le prix de départ, selon des constatations de la DGCCRF. Alors qu’au final le consommateur paye le tarif normal. Enfin, les sites diffusent des informations inexactes ou ambiguës, notamment sur le nombre d’étoiles et les caractéristiques de l’hôtel, ou bien ne précisent pas clairement que le numéro de téléphone indiqué est celui d’une centrale de réservation et non celui de l’hôtel. La prochaine audience est fixée au 6 juillet au Tribunal de Commerce de Paris.

Par ailleurs, l’examen des contrats entre hôteliers et sites internet, ainsi que l’enquête sur de faux avis de consommateurs sont toujours en cours d’examen par la DGCCRF, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. 

On peut malgré tout s’interroger sur l’impact réel d’une telle démarche, puisque ces sites ne sont pas français, ils ne risquent donc qu’une sanction financière comme ce fut le cas pour Opodo, Expedia et eDreams condamnés à des amendes dérisoires pour pratique commerciale déloyale en Italie.

Par Vanessa de Tendance Hotellerie.


Source de l'article: http://suiv.me/1411